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Journée 14 - 13 avril 2010
Des filles champagne!
Les Messines, privées de SCHREINER et ABBAT, recevaient REIMS un prétendant à la montée en PRO A.
Lorine BRUNET (1998) ouvrait les hostilités face à Romy BORBUSE. Elle mène 8 à 2 puis un grand trou pour être menée 8 à 10 mais elle s’impose toutefois à 11 ; même scénario dans la manche suivante gagnée à 13 avant de conclure à 8. Cela fait 1 à 0 pour METZ avant l’entrée en lice des deux ténors champenois.
Charlène LESTIENNE (1806) s’attaquait à LUCENKOVA véritable EVEREST puisqu’elle lui rendait 400 points et presque autant de millimètres. La capitaine messine ne recula pas devant l’énormité de la tâche et enleva la première manche à 9 sur une brillante attaque mais elle encaissa un sévère -4 après ; mais elle repartait de plus belle à l’attaque surtout sur le revers adverse, s’imposa à 9 avant d’écoeurer la rémoise à la quatrième manche conclue à 5 non pas sous un tonnerre d’applaudissements mais sous une formidable ovation dont elle se rappellera longtemps. Tout cela donnait 2 à 0 pour METZ et ce n’était pas fini.
Agnès LE LANNIC (2440) se mesurait à l’ancienne messine mais toujours belge Cécile OZER (2316) ce qui devait être le clou de la soirée et qui tint toutes ses promesses. Quoi de plus beau qu’une solide attaque face à une défense hors norme ; c’était du régal pour les spectateurs qui délaissèrent plus ou moins les garçons qui évoluaient sur la table voisine. Les 200 paires d’yeux ont parfois été émerveillées par des échanges d’anthologie. Agnès dégoûta tout doucement la rémoise qui s’usa à remonter ses balles coupées et variées et s’imposa en trois manches conclues à 8, 5 et 4.
Des rencontres de ce niveau et de cette intensité le public en redemande.
Lorine BRUNET rendait 200 points à LUCENKOVA mais elle n’en avait cure. La spirale du succès était messine et la fille de « l’EST » s’en rendit très rapidement puisqu’elle ne marqua que 18 points en trois manches. Oui vous lisez bien le tableau d’affichage : METZ 4, REIMS 0.
Incroyable mais vrai METZ venait de corriger la Montagne de REIMS sous un long tonnerre d’applaudissements très mérité.
Les garçons jouaient très certainement leur maintien, sur les tables, contre le leader de la poule ARGENTAN et cela sans la présence de Josef PLACHY.
Clément DROP (2610) attaquait la rencontre contre Monday MEROTOHUM (2814) et malgré quelques brillantes actions rendait les armes en -8, 6, -6 et -6.
Philippe SAIVE (2904) jouait contre Zhen WANG (3077) un défenseur qui sait attaquer et qui possède un service régulier mais dévastateur. Philippe s’usait à remonter les balles rasantes de l’asiatique, se faisait souvent contrer par des attaques fulgurantes à la moindre occasion ce qui donna -4, -5, 11 et – 6 mais surtout 2 0 à pour les normands.
Ludovic REMY (2757) rencontrait Yang ZHAO (2637). Malgré un démarrage laborieux la coqueluche messine l’emportait à 11 puis 9 mais -9 avant 8 ce qui redonnait espoir au camp messin au moment de la pause.
Clément DROP reprenait contre WANG. Les spectateurs qui s’étaient attardés n’ont vu que la fin de la rencontre puisque l’espoir messin encaissa un sévère -2, -2, -8. et les espoirs de maintien de METZ s’amenuisaient de plus en plus.
Qu’allait faire LUDO contre MEROTOHUN qui adapta son jeu à celui du messin ? Il faut reconnaître qu’il subit la loi de son opposant puisque -8, -7, 7, -3. Son esclandre contre les arbitres qui ne sanctionnaient pas le supposé mauvais service adverse ne changea pas le cours de la partie.
Les carottes étaient donc rapidement cuites et les spectateurs, pour une fois, pouvaient se coucher le même jour même ceux venus des VOSGES.
Nous ne sommes pas encore loin de Pâques alors les messins se doivent de brûler un gros cierge pour se maintenir ou espérer un miracle mais l’eau de la Moselle n’est pas celle de LOURDES.
Bernard RILLIARD

